Les cotations de difficulté en escalade libre

đŸŒĄïž Les cotations de difficultĂ© en escalade libre

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Les cotations de difficulté en escalade libre sont indispensables. Il existe des échelles différentes selon les pays. On fait le tour !

Cotations de difficulté en escalade libre

Qu’est-ce que c’est ?

Les cotations sont une Ă©chelle de difficultĂ© des voies, elles donnent une indication sur leur difficultĂ© (on ne s’en doutait pas… 🙃). Elles ont beau ĂȘtre subjectives, elles sont nĂ©cessaires pour plusieurs raisons.

La premiĂšre est qu’elles nous permettent de connaĂźtre notre niveau et, par consĂ©quence, d’Ă©valuer notre progression. La deuxiĂšme raison est qu’elles nous aident Ă  choisir des voies adaptĂ©es Ă  notre niveau, que ce soit en falaise ou en salle. Avant de commencer l’ascension, on a une petite idĂ©e de la difficultĂ© qui nous attend.

Comment sont-elles définies ?

On dĂ©termine la cotation d’une voie sur une rĂ©alisation aprĂšs travail, c’est-Ă -dire que la prise d’informations concernant la voie est autorisĂ©e et on peut faire autant d’essais que l’on souhaite. L’ascension doit se faire en tĂȘte, sans se reposer dans le baudrier et sans s’aider des points d’assurage.

En gĂ©nĂ©ral, c’est la premiĂšre personne qui rĂ©ussit la voie qui lui donne sa cotation. Elle est discutable et peut ĂȘtre modifiĂ©e. Par exemple, lorsque d’autres grimpeurs vont essayer/rĂ©ussir la voie, ils peuvent ĂȘtre en dĂ©saccord avec la cotation dĂ©jĂ  dĂ©finie. Le niveau de la voie ne va pas radicalement changer, Ă  priori c’est impossible qu’on passe d’un 8a Ă  un 6c. Mais d’une 8a Ă  une 8a+, pourquoi pas.

Il n’y a pas de vĂ©ritĂ© dans les cotations de difficultĂ© en escalade libre, la premiĂšre cotation donne une idĂ©e gĂ©nĂ©rale du niveau de la voie.

OĂč les trouver ?

En salle, la plupart du temps, la cotation de la voie est indiquĂ©e en bas sur une petite pancarte, un scotch… Ă  chaque salle, sa technique ! C’est l’ouvreur qui dĂ©finit la cotation en fonction de ce qu’il a imaginĂ© pour l’ascension. Quand on parlait de subjectivitĂ©, on est en plein dedans, chaque ouvreur ayant ses spĂ©cialitĂ©s, ses facilitĂ©s et ses difficultĂ©s.

En falaise, les informations sur le site de grimpe sont regroupĂ©es dans un topo. C’est un manuel papier (petit livre) ou Ă©lectronique dans lequel vous trouverez les cotations de difficultĂ© des voies, mais aussi le type de roche, la hauteur, la marche d’approche, le parking… Bref, toutes les infos nĂ©cessaires pour une sortie rĂ©ussie.

Les cotations de difficulté en escalade libre à travers le monde

Il existe diffĂ©rents systĂšmes de cotation Ă  travers la planĂšte. On va vous en prĂ©senter 3 : la cotation française, la cotation amĂ©ricaine et la cotation de l’UIAA (Union Internationale des Associations d’Alpinisme).

đŸ‡«đŸ‡· La cotation française

La cotation française en escalade sportive est définie de la façon suivante :

  • Un chiffre : de 1 Ă  9 (pour l’instant 😉)
  • Une lettre : a, b ou c
  • Parfois, un +

À ce jour la voie la plus difficile rĂ©alisĂ©e est de difficultĂ© 9c (Silence, par Adam Ondra). En championnat du monde, la difficultĂ© est souvent 8c+ pour les hommes et 8b+ pour les femmes.

Le chiffre

Il indique le degrĂ© de la voie et se situe entre 1 et 9. Le systĂšme de cotation français est un systĂšme ouvert, c’est-Ă -dire que si un grimpeur estime qu’une voie est dans le 10Ăšme degrĂ©, on Ă©tend les cotations jusqu’Ă  10.

Lorsque le premier systĂšme de cotation a Ă©tĂ© proposĂ©, en 1924, il n’y avait d’ailleurs que 6 degrĂ©s ! On les Ă©crivait en chiffres romains, parfois suivis d’un « + » ou d’un « -« .

Voici une indication de difficulté pour les degrés :

  • DegrĂ©s 1, 2 et 3 : trĂšs facile
  • DegrĂ© 4 : facile
  • DegrĂ© 5 : moyen
  • DegrĂ© 6 : difficile
  • DegrĂ© 7 : expert
  • DegrĂ©s 8 et 9 : professionnel

La lettre

Pour pouvoir distinguer des niveaux dans chaque degrĂ©, on se sert d’une lettre : a, b ou c. La difficultĂ© est croissante : une 7a est plus simple qu’une 7b.

La lettre est écrite en minuscule, pour distinguer des cotations de difficulté en escalade de bloc, pour lesquelles la lettre est écrite en majuscule.

Le +

On ajoute le signe « + » lorsqu’on est entre deux niveaux.

đŸ‡ș🇾 Yosemite Decimal System

Le systĂšme de cotation amĂ©ricain est nĂ© dans le Yosemite, parc naturel mondialement rĂ©putĂ© pour ses voies d’escalade, dans les annĂ©es 1930. C’est un systĂšme utilisĂ© pour la randonnĂ©e et pour l’escalade, il est divisĂ© en 5 classes :

  • Classe 1 : randonnĂ©e
  • Classe 2 : possible usage des mains pour s’Ă©quilibrer.
  • Classe 3 : escalade facile et peu exposĂ©e. Une corde est parfois utilisĂ©e.
  • Classe 4 : escalade facile, exposĂ©e. Une corde est souvent utilisĂ©e.
  • Classe 5 : escalade libre technique.

Pour la grimpe, on utilise donc la classe 5. Pour pouvoir ajouter des niveaux supplĂ©mentaires, un autre chiffre est accolĂ© Ă  la classe. Et pour nuancer encore plus, on ajoute une lettre (de « a » Ă  « d »). À savoir que le niveau de la voie est dĂ©fini par le passage le plus difficile.

La cotation UIAA

L’UIAA a proposĂ© un systĂšme de cotation pour harmoniser les cotations Ă  travers le monde. Malheureusement, il n’a pas Ă©tĂ© accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et est aujourd’hui trĂšs utilisĂ© seulement dans l’Ouest de l’Allemagne.

Ce systÚme de cotation est construit de la façon suivante :

  • un chiffre : allant de 1 Ă  12,
  • suivi des fois d’un « + » ou d’un « -« .

Chaque chiffre comprend 3 niveaux de difficulté, par exemple : 7-, 7 et 7+.

Les cotations 1 et 2 sont trĂšs faciles et ne sont pas considĂ©rĂ©es comme de l’escalade sportive. Les cotations 3-6 sont pour les dĂ©butants, 6-7 pour les confirmĂ©s, 8-10 pour les experts et au-delĂ  pour les professionnels.

Correspondances des 3 principales Ă©chelles de cotations

Il n’existe pas de correspondance officiellement Ă©tablie entre les diffĂ©rentes Ă©chelles de cotations de difficultĂ© en escalade libre. Ce tableau est donnĂ© Ă  titre indicatif.

France đŸ‡«đŸ‡·USA đŸ‡ș🇾UIAA
4a5.54
4b5.65-
4c5.75 / 5+
5a5.86-
5b5.96
5c5.10a6+
6a5.10b6+ / 7-
6a+5.10c7-
6b5.10d7
6b+5.11a7 / 7+
6c5.11b7+ / 8-
6c+5.11c8-
7a5.11d8
7a+5.12a8 / 8+
7b5.12b8+
7b+5.12c9-
7c5.12d9
7c+5.13a9
8a5.13b9+
8a+5.13c10-
8b5.13d10
8b+5.14a10+
8c5.14b10+/11-
8c+5.14c11-
9a5.14d11
9a+5.15a11
9b5.15b11+/12-
9b+5.15c12-
9c5.15d12

Vous savez maintenant passer d’un systĂšme Ă  un autre en un clin d’Ɠil ! 😉 Il existe d’autres systĂšmes de cotations de difficultĂ© en escalade libre, notamment le systĂšme Ewbank, trĂšs utilisĂ© en Australie et Nouvelle-ZĂ©lande, ou encore la cotation anglaise. Si cela vous intĂ©resse, on vous conseille d’aller voir sur Wikipedia.