On le sait tous, quand on est plusieurs, il est plus facile de se motiver pour aller grimper. Alors comment ça se passe pour grimper quand on est seul ? On se dit qu’on ne peut rien faire tout seul, qu’on va s’ennuyer… Bref, qu’on va perdre notre temps.

On vous arrĂȘte tout de suite, sortez-vous ces pensĂ©es nĂ©gatives de votre esprit. On peut faire beaucoup de choses, mĂȘme quand on est seul, et surtout il existe quelques solutions pour trouver un binĂŽme !

Trouver un binĂŽme

Les groupes Facebook des grimpeurs de votre région

Dit comme ça, vous avez l’impression qu’on vous parle d’un site de rencontres. 😂 On ne sait jamais ce qui peut se passer aprĂšs une sĂ©ance de grimpe, mais notre but n’est pas de vous faire rencontrer l’amour de votre vie. Si vous ĂȘtes souvent seul pour grimper, n’hĂ©sitez pas Ă  chercher sur Facebook un groupe de grimpeurs.

Comme l’escalade est un sport de plus en plus pratiquĂ©, il arrive souvent que les adhĂ©rents des salles (ou les gĂ©rants des salles eux-mĂȘmes) crĂ©ent des groupes Facebook pour pouvoir se parler et partager. On peut poser des questions, demander conseils, dĂ©battre d’un sujet, etc., mais l’objectif numĂ©ro 1 est quand mĂȘme de mettre en relation les grimpeurs.

Le principe est simple : si on veut grimper alors qu’on est seul, on publie un message sur le groupe en indiquant nos disponibilitĂ©s, Ă©ventuellement notre niveau et on dit qu’on cherche une personne pour grimper avec nous. Les membres du groupe qui sont disponibles peuvent rĂ©pondre, et voilĂ , vous avez trouvĂ© votre binĂŽme !

On trouve la dĂ©marche trĂšs sympa, cela permet de rencontrer de nouvelles personnes et d’apprendre de nouvelles choses, car chacun a ses compĂ©tences et on a toujours Ă  apprendre des autres grimpeurs. 😊

Repérer les groupes impairs et proposer de les rejoindre

Cette technique reste un peu plus approximative et n’est pas forcĂ©ment adaptĂ©e si vous ĂȘtes un grand timide. Mais sortir de sa zone de confort peut apporter beaucoup, notamment un binĂŽme pour vous assurer !

Si vous allez seul Ă  la salle et que vous voulez faire de la voie, observez les grimpeurs qui sont au pied des voies. Il y a souvent des groupes de 3 ou 5 personnes qui se relaient pour que tout le monde assure et grimpe. Abordez-les et demandez-leur s’ils veulent une personne de plus avec eux pour pouvoir former des binĂŽmes. Ainsi, plus personne n’attend !

Bon, on ne vous garantit pas que vous n’allez pas vous prendre un rĂąteau, mais la plupart des gens sont sympa alors on a confiance. 😉 Il nous arrive souvent d’aller grimper Ă  3, et on nous a dĂ©jĂ  abordĂ© pour nous demander si on voulait une quatriĂšme personne pour grimper avec nous !

Privilégier le bloc pour grimper quand on est seul

L’avantage du bloc pour grimper quand on est seul, c’est qu’on n’a pas besoin d’avoir un binĂŽme pour nous assurer. Certes la sĂ©ance tout seul est bien diffĂ©rente de la sĂ©ance avec les potes. Quand on est en groupe, on se regarde, on tente chacun son tour, on s’encourage. Quand on est seul… On s’encourage seul dans notre tĂȘte. 😅

Ce qui est bien avec le bloc c’est que mĂȘme si vous y allez seul, vous risquez de ne pas le rester longtemps. C’est une discipline de partage et d’entraide, il y aura forcĂ©ment un grimpeur pour vous aiguiller Ă  la rĂ©alisation d’un bloc ou pour vous demander conseil sur un mouv’ que vous avez rĂ©ussi. Ces Ă©changes sont facilitĂ©s si vous ĂȘtes seul puisque vous ĂȘtes plus facilement abordable que si vous Ă©tiez en groupe. LĂ  encore, grimper quand on est seul peut vous faire rencontrer de nouveaux grimpeurs. 🙂

On comprend que ça ne plaise pas Ă  tout le monde, mais vous pouvez en profiter pour faire une sĂ©ance diffĂ©rente. Mettez vos Ă©couteurs sur les oreilles et faites une sĂ©ance plutĂŽt axĂ©e « entraĂźnement ». Par exemple, vous pouvez enchaĂźner le plus rapidement possible tous les blocs de la salle qui sont en dessous de votre niveau pour travailler votre endurance. Ou alors profitez-en pour travailler sur le pan de GĂŒllich ! Les possibilitĂ©s sont nombreuses.

Utiliser les enrouleurs automatiques

Si vous n’avez pas trouvĂ© de binĂŽme et que vous voulez faire autre chose que du bloc, de plus en plus de salles d’escalade proposent des voies avec des enrouleurs automatiques. Cet Ă©quipement permet de grimper quand on est seul, il remplace la personne qui vous assure. C’est un boĂźtier qui se trouve en haut de la voie et dont la sangle s’enroule sur elle-mĂȘme au fur et Ă  mesure qu’on progresse. Si on chute, un systĂšme de freinage automatique vous permet de redescendre tout en douceur.

Lors des premiĂšres utilisations, cela peut ĂȘtre assez dĂ©stabilisant. La sangle de nous tire jamais vers le haut. Tant qu’on tient en appui sur la paroi, on n’a pas vraiment l’impression d’ĂȘtre retenu. Quand on arrive en haut, il faut faire au confiance au systĂšme et se lĂącher. Pendant une demi-seconde, avant que le systĂšme de freinage ne se mette en route, on va avoir l’impression de chuter dans le vide. Ce petit laps de temps est tout Ă  fait normal, il permet que toutes les descentes soient douces et que toutes les chutes, mĂȘme les plus violentes, soient totalement absorbĂ©es pour Ă©viter tout choc. En fait, ce systĂšme Ă©quivaut Ă  un assurage dynamique parfait.


VoilĂ , on vous a donnĂ© quelques astuces pour grimper quand on est seul. Mais bon, on va pas se mentir, le plus difficile c’est de trouver la motivation… 😅